Fatigue qui traîne, crampes nocturnes, cheveux ternes, moral en berne, sensibilité accrue aux infections… Ces signaux discrets, souvent mis sur le compte du stress ou de la saison, cachent parfois une carence en micronutriments. En France, trois manques reviennent très fréquemment : le magnésium, le fer et la vitamine D. Voici comment les reconnaître.

Le magnésium : le grand oublié de l'assiette moderne

Le magnésium participe à plus de trois cents réactions dans l'organisme : production d'énergie, fonction musculaire et nerveuse, régulation du stress. Or l'alimentation industrielle et le raffinage des aliments l'ont largement appauvrie, et le stress chronique en augmente les pertes.

Les signes d'un statut bas sont variés : fatigue, crampes ou paupière qui tressaute, irritabilité, troubles du sommeil, sensation d'être « à cran ». On le trouve dans les oléagineux (amandes, noix de cajou), le chocolat noir, les légumineuses, les céréales complètes et certaines eaux minérales.

Le fer : première carence mondiale

Le fer transporte l'oxygène dans le sang. Sa carence, très répandue chez les femmes réglées, les végétariens, les sportifs d'endurance et pendant la grossesse, se manifeste par une fatigue intense, un essoufflement à l'effort, une pâleur, des ongles cassants et parfois des difficultés de concentration.

Deux formes existent : le fer d'origine animale (viandes, boudin, poissons), bien absorbé, et le fer végétal (légumineuses, tofu, légumes verts), qu'une source de vitamine C au même repas aide à mieux assimiler. À l'inverse, le thé et le café consommés pendant le repas freinent son absorption. Une supplémentation ne doit jamais être décidée seule : un excès de fer est nocif, d'où l'intérêt d'une prise de sang.

La vitamine D : le déficit de l'hiver

Synthétisée par la peau sous l'effet du soleil, la vitamine D est indispensable à l'os, à l'immunité et à l'humeur. Sous nos latitudes, une grande partie de la population présente un statut insuffisant d'octobre à avril. Fatigue, douleurs diffuses, infections à répétition et baisse de moral peuvent en découler.

L'alimentation seule (poissons gras, jaune d'œuf, certains champignons) couvre difficilement les besoins : l'exposition solaire raisonnable et, souvent, une supplémentation hivernale sur conseil professionnel restent les moyens les plus efficaces.

Ne pas se diagnostiquer seul

Ces signes se recoupent et peuvent avoir bien d'autres causes. Seule une évaluation sérieuse, parfois complétée d'un bilan sanguin prescrit par un médecin, permet de confirmer une carence et d'y répondre sans risque de surdosage. Un praticien en micronutrition ou un naturopathe peut analyser votre alimentation, votre mode de vie et vos symptômes pour vous orienter et bâtir un plan de correction durable. Retrouvez sur Guide-Thérapeutes.fr des professionnels près de chez vous pour un accompagnement personnalisé.

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